Actualités

Calogero et Universal Music condamnés pour plagiat : retour sur la bataille juridique

18 novembre 2015

AFP PHOTO  LIONEL BONAVENTURE

© AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE

En 2004, Laurent Feriol entend à la radio la chanson « Si seulement je pouvais lui manquer » et reconnaît le refrain qu’il avait composé pour la troupe « Les Années Boum » en 2001 et qu’il avait déclaré à la Sacem (Ndlr la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeur de Musique). C’est donc tout naturellement qu’il a fait appel à la Sacem pour une expertise qui avait conclu à une « ressemblance caractérisée ».

Une première bataille

Ce résultat le lança dans un combat juridique, accompagné de Me Henri Aran du Cabinet d’avocat de Bordeaux, le Cabinet Aran et Dassonneville, face au monde des sociétés d’édition et de production : Universal Music France, et surtout face à une star reconnue de la chanson française, Calogero. C’est dans cette bataille juridique complexe et longue que c’était engagé le technicien et compositeur landais.

Le TGI de Paris lui avait donné raison en première instance le 16 mai 2014, cependant Calogero et les différentes sociétés assignées avaient fait appel de la décision. Calogero avait été assigné pour avoir reproduit sans autorisation une partie du refrain de la composition musicale de l’ingénieur du son, Laurent Feriol.

Le dénouement de la procédure

Le dossier du compositeur est solide et argumenté, le tube « Si je pouvais lui manquer » a été considéré par la justice comme une contrefaçon du refrain « Chanson d’artistes ». En effet, le titre composé pour la troupe « Les Années Boum » a été jugé à 63% contrefait par le refrain de la chanson de Calogero.
Le 26 juin 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le premier jugement et a condamné le chanteur pour reproduction sans autorisation. Ce n’est pas la première fois qu’une telle déconvenue arrive au chanteur. En mars 2010, il avait déjà été condamné pour contrefaçon pour sa chanson Un jour parfait, avant d’être blanchi un an plus tard. Universal Music France a également été condamné pour contrefaçon puisqu’il a été mis en lumière que la maison de disque avait reçu la chanson écrite par Laurent Feriol un an avant que soit produite celle de Calogero.

Sortir vainqueur de ce long procès est une satisfaction pour Laurent Feriol qui a déclaré : « Oui, ça a été un combat difficile, avec des milliers d’euros laissés en expertises. Mais, pour moi, c’est un cas d’école. »

Newsletter

Inscription à la newsletter

Le cabinet Aran & Dassonneville travaille en relation avec l'association SOS victimes de la route 33